Un village de pierres blanches, au pays des pierres dorées...  Lucenay tirerait son nom d'un affranchi de Jules César, appelé Licinius, qui aurait vécu au 1° siècle avant Jésus-Christ.  Une autre hypothèse dit que Lucenay serait le Pays d'où vient la lumière, tout le village étant orienté à l'Est... (Luce...nay)  Construit à flanc de coteau, en bordure de l'Azergues, le village de Lucenay ne ressemble pas à ses voisins du pays des Pierres Dorées. Ici les bâtiments sont en pierre blanche, la fameuse pierre de Lucenay.  De l'Antiquité à 1946, les habitants ont vécu de l'exploitation des carrières et d'un peu de polyculture. Lorsque les carrières furent fermées, la vigne, qui donne le célèbre beaujolais primeur, devint la principale activité.  La pierre de Lucenay est du calcaire Oolithique blanc. De très belle qualité, facile à tailler, elle était très recherchée pour les constructions luxueuses. La cathédrale Saint-Jean de Lyon, les églises de Chazay d'Azergues et d’Anse furent en partie érigées en pierre de Lucenay. A l'inverse, l'église de Lucenay est bâtie avec de la pierre de... Tournus! Il paraît que les entrepreneurs n'avaient pu s'entendre avec les maîtres tailleurs de pierre.  Les piliers qui soutiennent le clocher de l'église seraient du : 10° siècle. Ils témoignent de l'existence très ancienne d'une église à Lucenay. Le bâtiment connaît ensuite de nombreuses transformations au cours des siècles.  Au 19° siècle, l'édifice est devenu trop petit pour recevoir les nombreux fidèles. Il est agrandi et prend la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, rebâti dans un style médiéval à une époque où le Moyen Age était remis au goût du jour.  Un curé prévoyant... Pendant la Révolution, le curé de Lucenay craignait que son église ne soit saccagée. Pour se prémunir des vandales, il paraît qu'il disait la messe avec deux pistolets chargés, installés sur l'autel! Peut-être est-ce pour cette raison que l'église fut épargnée pendant la période révolutionnaire...
Le corps des Sapeurs Pompiers de Lucenay
Un peu d’histoire : Au mois de décembre 1888 plusieurs habitants de Lucenay formaient un corps libre de sapeurs-pompiers. Le maire et son Conseil avaient tenté de s'opposer à cette création pour des raisons politiques. Une pompe, fabriquée par le spécialiste Bussières de Bourg-en-Bresse, fut acquise par cette société en 1890.
Au mois de mai 1892 une nouvelle élection amena à la Mairie une municipalité de même tendance politique que celle des pompiers. Aussi dès le 29 mai le nouveau Conseil municipal décidait de créer une subdivision régulière. La pompe fut offerte en don à la commune. Le 20 octobre le préfet autorisait la constitution d'une subdivision légale de quarante-quatre hommes. Pour autant l'affaire n'était pas terminée car le lieutenant, nommé au mois de juin 1893, refusa la fonction. Le préfet ne voulut pas investir le nouveau candidat présenté par le maire car, selon lui, il était clérical et réactionnaire! Il ne faut pas oublier qu'à cette époque la République et l'église étaient sur le point de se séparer! Le haut fonctionnaire républicain ne voulu pas céder. Le corps régulier n’existait donc que sur le papier et disparut le plus légalement du monde à la fin de l'engagement quinquennal de la commune et des hommes. Les sapeurs-pompiers de Lucenay se retrouvaient de nouveaux constitués en corps libre comme en 1888 ! L'épreuve de la Grande Guerre avait calmé les esprits au village comme à la Préfecture! Le 25 décembre 1919 le Conseil municipal délibérait et approuvait la formation d'une subdivision légale ayant à sa disposition le matériel de l'ancienne société libre. Un arrêté préfectoral du 2 juin 1920 entérinait la décision et accordait au corps un effectif de trente-quatre hommes.
Par suite de difficultés pour recruter des volontaires en nombre suffisant le corps ne fut véritablement organisé qu'en 1926. Le 2 novembre 1925 le Conseil s'engageait à assurer les dépenses de fonctionnement pour quinze ans. Les officiers étaient nommés au mois de février 1926. Cette formation vécut sans histoire remarquable jusqu'en 1945. Le 25 août le préfet proposait de ramener l'effectif légal à vingt hommes. Le Il septembre le maire répondait que le service de distribution des eaux potables ne desservait pas les hameaux éloignés, aussi l'utilisation de la pompe à bras était indispensable. Il fallait conserver un nombre d'hommes suffisant pour en assurer la manoeuvre. Le préfet, convaincu par cet argument, accepta de laisser l'effectif fixé à trente-quatre membres.
Le corps moderne :
Nous ne disposons pas d'éléments pour écrire l'histoire du corps depuis 1945. A quelle date une motopompe succéda-t-elle à la pompe à bras ? A quelle période le corps s'est-il munit de son Véhicule Tout Usage de marque Citroën. En 1982 le corps s'est doté d'un ancien Fourgon Pompe Tonne Berliet GAK 17 de la COURLY. Un Véhicule de Secours aux Asphyxiés et Blessés Peugeot J 7 a également été en service dans le passé. Aujourd’hui le centre est passé sous la tutelle du département. les véhicules et le matériel sont de leur compétence.
Les chefs de Centre :
1888 - 1926 : ? (Société libre) 1926 - 1959 : Lt Jean Claude GRIVEL 1959 - 1982 : Lt Claude RICHE (LI honoraire) LI Etienne RICHE 1982 : Lt Etienne RICHE | 



 |
|